Entretien avec François Dumez, nouveau président d’ITEA

francois dumezEntretien avec François Dumez, président d’ITEA

François Dumez est, depuis le 16 janvier 2018, président d’ITEA. Engagé depuis 10 ans au sein du syndicat, il a assuré aux côtés de son prédécesseur Pascal Farjot les fonctions de vice-président d’ITEA. En s’appuyant sur les compétences de Dominique Anceaux vice-président-sujets technique, Arnaud Tregue vice-président CSF-Eau, Hervé Valbuena, trésorier, Damien Verhée, secrétaire, le nouveau bureau incarne la diversité des acteurs, de la PME aux grands groupes, et exprime une vision commune et partagée de la filière. 

Quels sont les axes prioritaires de la feuille de route d’ITEA ?   

En l’espace de 13 ans, ITEA a construit sa légitimité sur le domaine de l’eau et l’assainissement. Le syndicat réunit les professionnels du transport de l’eau et de l’assainissement autour des trois grands secteurs d’activité, l’eau potable, les eaux usées, les eaux de pluie qui sont au cœur de la mise en œuvre des politiques publiques.

Notre première mission consiste à remettre au centre des enjeux des collectivités l’entretien et la préservation des ouvrages. L’absence d’une trajectoire ferme pour la modernisation des réseaux pèse lourdement sur la valeur des infrastructures de l’eau en France et sur l’attractivité des territoires. Or, dans un contexte économique marqué par la rigueur, l’efficacité des investissements des collectivités doit constituer un réel enjeu pour les politiques publiques et inciter plus que jamais à soutenir la qualité et la pérennité des réseaux.

Les obstacles à surmonter sont nombreux, à commencer par les baisses de dotations successives, les conséquences de la décentralisation des lois Maptam et NOTRe, les règles de moins-disance imposées par les marchés publics, la concurrence des produits extra européens, pour ne citer qu’eux…

Les assises de l’eau et notre participation au groupe de travail Diagnostic technique et financier de la gestion de l’eau nous offre une excellente occasion de contribuer de façon majeure à repenser l’état du patrimoine et à démontrer qu’une stratégie de fabrication française est dans ce contexte profitable à tous. Les sites de production français constituent en effet non seulement une garantie de maîtrise technologique et de qualité des produits, mais aussi de l’emploi localement, ainsi qu’un accompagnement destiné à accroître les compétences des maitres d’ouvrage.

Quel regard portez-vous sur les Assises de l’eau ?

Nous saluons la tenue des Assises de l’eau que les élus et la profession appelaient de leurs vœux. Toutefois l’idée des Assises de l’eau repose sur la relance des investissements et le renouvellement du patrimoine. Le gouvernement est très axé sur un plan anti fuite qui identifie qu’environ 10 % des communes seraient en décrochage par rapport à leur patrimoine des canalisations. En tant que professionnels, cette position nous préoccupe car elle est beaucoup trop restrictive. Elle favorise les renouvellements en urgence des tronçons dégradés au lieu d’envisager une vision pérenne et patrimoniale des ouvrages. Cette stratégie purement court termiste pénalise en outre les petites collectivités à faible densité de population. Nous pensons donc urgent de raisonner à long-terme et de planifier les travaux à l’échelle de  l’intercommunalité.

Quelles propositions poussez-vous aux Assises de l’eau ?

Le comité de pilotage dédié au renouvellement des réseaux d’eau et d’assainissement a entre ses mains l’étude réalisée par l’UIE consacrée au modèle économique de l’eau. Cette étude, conçue comme un guide à destination des pouvoirs publics et des élus, expose les raisons de la dégradation du patrimoine de l’eau et propose des actions correctrices telles que la création d’une branche Eau dédiée au renouvellement solidaire du patrimoine au sein de l’Agence Nationale de Cohésion des Territoires, la mise en place de financements dédiés au petit cycle de l’eau, l’amélioration de la connaissance des causes de vieillissement des infrastructures…

Au-delà de ces propositions, nous souhaitons alerter sur la nouvelle menace que fait peser le report du transfert des compétences eau et assainissement aux intercommunalités prévu par la loi Notre à 2026. Alors qu’il s’agit d’accélérer la sécurisation des réseaux, on se retrouve dans une situation de blocage où 40 % des communes attendent de se faire rattacher à un EPCI pour engager les investissements. Pour les professionnels comme pour les collectivités, l’instabilité des réformes est contraire aux objectifs de relance des investissements affichés.

Elle constitue autant un frein au développement de la filière qu’une faiblesse pour les réseaux.

Dans ce contexte, nous restons arc-bouté sur les axes principaux de notre feuille de route : voir plus loin et pérenne, nous concentrer sur l’accompagnement des collectivités, diffuser les multiples avantages de la fabrication française.

 

Colloque UIE « Les Enjeux de l’Eau » 2016 : inscriptions ouvertes

UIE 2016 - Bannière Twitter

Bénéficier d’une eau potable et d’un assainissement de qualité apparaît aujourd’hui à chacun comme une évidence : c’est pourtant un challenge quotidien, en France et ailleurs, auquel concourent  équipements et savoir-faire issus d’une longue tradition nationale.

Cependant, pour assurer dans la durée cette mission essentielle, les industries de l’eau devront savoir répondre, y compris à court terme, à de nombreux défis. Défi patrimonial tout d’abord, pour que la France continue de disposer, dans les années à venir, d’infrastructures permettant de maintenir un service de qualité. Défi du développement durable aussi, impliquant une utilisation optimale de ressources naturelles de moins en moins disponibles, eau et énergie en premier lieu, dans une recherche conjointe de sobriété et d’efficacité. Défi sanitaire enfin, quand émergent de nouveaux risques pour la santé comme pour l’environnement.

Au-delà du secteur de l’eau, qui devra être capable d’innover pour proposer des alternatives technologiques à la hauteur de ces enjeux, c’est bien la société dans son ensemble qui sera confrontée à ces sujets cruciaux. Des choix devront alors être collectivement arbitrés : quelles solutions adopter, dans quels délais et à quel coût ?

Afin d’anticiper ces questions, entreprises, décideurs publics et experts se réunissent à l’occasion du 5ème colloque « Les Enjeux de l’Eau » de l’UIE et ses 10 syndicats professionnels membres dont ITEA, pour croiser leur diagnostic et leurs analyses et envisager ensemble les options qui permettront d’assurer sur le long terme à tous les Français l’accès à une eau et à un assainissement de qualité, au bénéfice partagé de leur santé et de leur environnement.

Ouverture : Bruno CAVAGNÉ, président de la Fédération nationale des Travaux Publics – 9h30

 

1ère table-ronde 10h00-11h15

le défi patrimonial : préserver, adapter, innover

D’une valeur estimée à plus de 300 milliards d’euros, fruit de l’effort de générations successives, le réseau des infrastructures d’eau et d’assainissement français constitue un enjeu de gestion patrimoniale de première importance, qui participe tant au bien-être de la population qu’à l’attractivité économique des territoires.

Incontestablement, cet héritage ne doit pas être dilapidé. Mais comment en garantir la pérennité dans un contexte de contraintes financières, et sensibiliser les gestionnaires au risque que la « dette grise » fait peser sur les générations futures ? Comment, dans ces conditions, trouver les moyens d’innover pour répondre à de nouvelles problématiques, démographiques, climatiques ou environnementales ?

 

Remise des prix aquaplus 2015 suivie d’un cocktail dejeunatoire

11H15-14H00

 

2ème table ronde – 14H00-15H15

le défi durable : une industrie au service de la sobriété et de l’efficacité

L’accord de Paris signé par la COP 21 a rappelé le caractère impératif de réduire à très court les effets de l’activité humaine sur le changement climatique, insistant sur les stratégies d’adaptation dans le cadre d’une véritable nouvelle révolution industrielle prenant en considération, notamment, la raréfaction des ressources naturelles et le recours à d’autres sources d’énergie.

Les activités de l’eau sont particulièrement concernées par cette perspective. D’abord parce que, consommatrices d’énergies, elles doivent contribuer à l’effort de sobriété énergétique pour proposer des solutions plus économes. Mais aussi parce qu’elles ont un rôle majeur à jouer au cœur d’une économie circulaire qui s’impose comme nouveau modèle, tant à l’échelon national qu’européen. De la réutilisation des eaux usées traitées à la production d’énergie renouvelable, en passant par le recyclage des matériaux et des déchets, quels sont les atouts des industriels de l’eau pour répondre à ce défi ? Quels freins, technologiques, juridiques ou sociétaux, le secteur devra-t-il surmonter pour répondre à cette ambition ? Comment convaincre décideurs et consommateurs à s’engager dans ces démarches durables ?

 

3ème table-ronde – 15H30-16H45

le défi sanitaire : quelle sécurité face aux nouveaux risques ?

La santé des consommateurs et la protection de l’environnement sont des exigences fondamentales auxquelles veillent autorités publiques et industriels, en contrôlant drastiquement matériaux et procédés. Cependant, l’évolution de nos modes de vie et des attentes des consommateurs oblige à repenser les moyens mis en œuvre pour faire face à de nouvelles menaces sanitaires et à des pollutions émergentes, potentiellement nocives pour la biodiversité et parfois pour la santé humaine.

Quelle est l’ampleur de ce risque ? Les équipements et process industriels d’aujourd’hui sont-ils en mesure de répondre à cette attente ?  Cette ambition de qualité -qu’elle repose sur des démarches volontaires ou réglementairement encadrée- peut-elle être un atout pour les professionnels français dans le cadre de la compétition européenne et internationale ?

Télécharger le programme

Date et lieu :

Jeudi 7 avril 2015 de 9h00 à 17h00

Maison des Travaux publics, 3 rue de Berri, 75008 Paris

 

Inscriptions :

Inscriptions en ligne directement sur le site : https://www.weezevent.com/colloque-les-enjeux-de-l-eau-2016

Tarif adhérent : 85 € TTC

Tarif non adhérent : 125 € TTC

 

Contact :

Par mail : uie@french-water.com

Tél : 01-45-63-70-40

 

Ce programme fait l’objet d’actualisations régulières. 

Colloque : « Les enjeux de l’eau et le changement climatique », le 1er avril 2015 à Paris

IColloque UIE 2015

L’Union nationale des Industries et Entreprises de l’Eau et de l’Environnement (UIE), organise avec ses 10 syndicats membres dont ITEA, en partenariat avec la FNTP, Canalisateurs de France et Snecorep, la 4ème édition de son colloque annuel : « Les enjeux de l’eau », le mercredi 1er avril 2015 à la Maison des Travaux Publics, 3 rue de Berri, Paris 8ème.

 Cette année, le thème du colloque sera « Les enjeux de l’eau et le changement climatique, quelles solutions pour s’adapter aux défis d’aujourd’hui et de demain ». Il sera notamment question de  performance des réseaux d’eau potable et d’assainissement, d’exportation et des difficultés et opportunités pour les entreprises françaises à l’international, des enjeux environnementaux et sociétaux concernant la présence de micropolluants (résidus de médicaments) dans l’eau ; du rôle de la  normalisation et certification dans l’innovation

Le rendez-vous des entreprises et acteurs publics
Tables rondes et visites des stands d’entreprise vous permettront de rencontrer les acteurs publics et privés du domaine de l’eau : entreprises, collectivités, ministères et organismes publics, agences de l’eau, experts…

Inscription et programme

Fiche « Pérennité des réseaux en France »

visuel fiche pérennité

ITEA a édité une nouvelle fiche intitulée : « Pérennité des réseaux en France » afin d’établir un certain nombre de recommandations pour l’entretien et la pérennité des réseaux d’eau potable et d’assainissement en France.

Téléchargez la fiche

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